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Les Cent Jours (22) Memoires Pour Servir A LHistoire de La Vie Privee, Du Retour Et Du Regne de Napoleon En 1815 Pierre-Alexandre-Édouard Fleury de Chaboulon

Les Cent Jours (22) Memoires Pour Servir A LHistoire de La Vie Privee, Du Retour Et Du Regne de Napoleon En 1815

Pierre-Alexandre-Édouard Fleury de Chaboulon

Published August 7th 2012
ISBN : 9781155131382
Paperback
86 pages
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 About the Book 

Extrait: ...etait pret a faire tous les sacrifices que le salut de la France pourrait exiger- mais que le moment de recourir a cette ressource desesperee netait point arrive, et quil etait convenable dattendre, dans linteret de la FranceMoreExtrait: ...etait pret a faire tous les sacrifices que le salut de la France pourrait exiger- mais que le moment de recourir a cette ressource desesperee netait point arrive, et quil etait convenable dattendre, dans linteret de la France elle-meme, le resultat des ouvertures qui seraient faites aux allies. Lassemblee partagea cette opinion, et se separa, de lassitude, a trois heures du matin. Le general Grenier fut charge, par ses collegues, de rendre compte a la chambre du resultat de cette conference: mission embarrassante, puisque lobjet principal de la conference qui, dans lopinion des representans, devait etre de statuer sur labdication de Napoleon, avait ete elude et perdu de vue. M. que je mabstiendrai de nommer, lui conseilla de trancher net la question, et de declarer que la commission, quoiquelle ne se fut pas prononcee formellement, avait senti la necessite dinviter lEmpereur a abdiquer. Mais le rigide et vertueux Dupont (de lEure), toujours ami de la droiture et de la sincerite, seleva en homme dhonneur contre cette honteuse suggestion, et annonca quil monterait a la tribune pour declarer la verite, si lon osait la trahir ou lalterer. Le general Grenier se borna donc a rendre un compte fidele de la seance de la commission- il ajouta (dapres lavis que les ministres detat venaient de lui en donner) que la chambre allait recevoir un message par lequel lEmpereur declarerait quil trouvait bon que lassemblee nommat les ambassadeurs a envoyer aux allies- et que, sil etait un obstacle invincible a ce que la nation fut admise a traiter de son independance, il serait toujours pret a faire le sacrifice qui lui serait demande. Cette explication repondait a tout- mais au lieu de calmer les tetes, elle excita lirascibilite de tous les hommes qui, par la crainte de lennemi, par ambition, ou par un patriotisme mal entendu, regardaient comme necessaire labdication...